Lors de cet entretien avec la chaîne NBC, Donald Trump a affirmé qu'il existait des « méthodes » pour contourner cette interdiction et que « beaucoup de gens » souhaitaient qu'il se présente à nouveau. Cependant, il a nuancé ses propos en précisant qu'il était « bien trop tôt pour y penser ».
Interrogé sur un scénario où son vice-président JD Vance serait élu avant de lui céder la place, Trump a confirmé qu'il s'agissait d'« une » des options possibles, tout en laissant entendre qu'il en existait d'autres.
Ce n'est pas la première fois que le milliardaire de 78 ans suggère vouloir prolonger son influence sur la Maison Blanche au-delà de deux mandats. Dès janvier, il avait déjà déclaré qu'il ne « savait pas » si une troisième candidature lui était interdite. Il avait même insinué que les républicains pourraient trouver un « moyen » pour le maintenir au pouvoir.
Lors d'un rassemblement de chétiens conservateurs, Trump avait aussi tenu des propos ambigus en affirmant que les électeurs « n'auraient plus besoin de voter » s'il remportait la présidence.
La Constitution américaine, via son 22e amendement ratifié en 1951, stipule clairement que « personne ne peut être élu plus de deux fois au poste de président ».
Bien que certains républicains aient proposé de modifier cette disposition, une telle réforme reste hautement improbable. Modifier la Constitution requiert en effet une majorité des deux tiers au Congrès et l'approbation de 38 États sur 50, un seuil hors de portée pour les partisans de Trump.
Cette sortie du président américain alimente ainsi les débats sur la volonté de Donald Trump de défier les limites institutionnelles du système démocratique américain. Reste à voir si ces déclarations sont un simple coup politique ou une réelle stratégie pour 2028.