Le préfet de police Laurent Nuñez a demandé jeudi aux organisateurs du concert «Solidarité Congo» prévu à Paris le 7 avril, journée internationale de commémoration du génocide du Rwanda, de le reporter à une autre date, prévenant qu'à défaut, il l'interdira.
Dans un message posté sur X, le préfet de police Laurent Nuñez explique qu'il lancera la procédure d'interdiction « eu égard aux risques de troubles à l'ordre public » que constituerait le maintien de ce concert le 7 avril.
Des associations rwandaises demandent depuis plusieurs semaines le report de ce concert à l'Accor Arena de Bercy au profit des enfants victimes du conflit de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), au vu de la charge symbolique du 7 avril.
Dans un courrier daté du 10 mars, mais rendu public seulement mardi 25 mars, la ville de Paris avait demandé au préfet d'interdire ce concert le 7 avril. La veille, les organisateurs avaient annoncé le maintien de cet « évènement essentiel » où sont attendus des grands noms du rap comme Gims, Youssoupha ou Gazo.
Dans son courrier, la mairie de Paris dit craindre des troubles à l'ordre public « compte tenu des tensions existantes entre les communautés rwandaise et congolaise à Paris ». « Des échanges et propos haineux tenus contre les Rwandais et les Tutsi sur les réseaux sociaux en lien avec l'annonce de ce concert ont confirmé aux yeux de la ville de Paris la nécessité d'annuler le concert s'il devait se tenir à cette date », indique-t-elle encore.
Depuis trente ans, l'est de la RDC, région riche en ressources naturelles et frontalière du Rwanda, est ravagé par des violences meurtrières impliquant une myriade de groupes armés et certains pays voisins. Ces violences se sont récemment intensifiées à la faveur de l'offensive éclair menée par le groupe armé M23, soutenu par des troupes rwandaises. Selon l'ONU, plus de 100 000 personnes ont fui la zone ces trois derniers mois.
L'Unicef, l'agence onusienne de protection de l'enfance à qui devaient être reversées les recettes, s'est désolidarisée de l'évènement, jugeant « impossible » de bénéficier d'un concert caritatif organisé lors de la journée de commémoration du génocide qui a fait au moins 800 000 morts, majoritairement des Tutsi.
Dans un message posté sur X, le préfet de police Laurent Nuñez explique qu'il lancera la procédure d'interdiction « eu égard aux risques de troubles à l'ordre public » que constituerait le maintien de ce concert le 7 avril.
Des associations rwandaises demandent depuis plusieurs semaines le report de ce concert à l'Accor Arena de Bercy au profit des enfants victimes du conflit de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), au vu de la charge symbolique du 7 avril.
Dans un courrier daté du 10 mars, mais rendu public seulement mardi 25 mars, la ville de Paris avait demandé au préfet d'interdire ce concert le 7 avril. La veille, les organisateurs avaient annoncé le maintien de cet « évènement essentiel » où sont attendus des grands noms du rap comme Gims, Youssoupha ou Gazo.
Dans son courrier, la mairie de Paris dit craindre des troubles à l'ordre public « compte tenu des tensions existantes entre les communautés rwandaise et congolaise à Paris ». « Des échanges et propos haineux tenus contre les Rwandais et les Tutsi sur les réseaux sociaux en lien avec l'annonce de ce concert ont confirmé aux yeux de la ville de Paris la nécessité d'annuler le concert s'il devait se tenir à cette date », indique-t-elle encore.
Depuis trente ans, l'est de la RDC, région riche en ressources naturelles et frontalière du Rwanda, est ravagé par des violences meurtrières impliquant une myriade de groupes armés et certains pays voisins. Ces violences se sont récemment intensifiées à la faveur de l'offensive éclair menée par le groupe armé M23, soutenu par des troupes rwandaises. Selon l'ONU, plus de 100 000 personnes ont fui la zone ces trois derniers mois.
L'Unicef, l'agence onusienne de protection de l'enfance à qui devaient être reversées les recettes, s'est désolidarisée de l'évènement, jugeant « impossible » de bénéficier d'un concert caritatif organisé lors de la journée de commémoration du génocide qui a fait au moins 800 000 morts, majoritairement des Tutsi.